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CULTURE
Cour d'Artistes : une aventure humaine qui vient de fêter ses cinq ans d'existence
Didier Maréchal vit avec la Cour d'Artistes une expérience passionnante. / Photo : La Voix du Nord
Ce week-end, Grande-Rue-du-Petit-Courgain, la Cour d'Artistes a fêté son cinquième anniversaire.
Fondateur de cette structure qui fédère déjà plus de deux cents créateurs du secteur culturel, Didier Maréchal en retrace l'histoire et en rappelle la vocation.
Comment est venue l'idée de la Cour d'Artistes ?
« Elle est partie du constat qu'il manquait un lieu à Calais pour accueillir toutes les formes d'art. Valérie, mon épouse, fabrique des bijoux en dentelle. Dans les expositions habituelles, parmi les peintres, elle ne trouvait pas forcément sa place. On a cherché un local, en vain. Et puis un jour, une de nos amies a mis sa maison, cette maison, en vente. Nous l'avons achetée, nous avons quitté celle que nous possédions à Calais-Nord, et nous nous sommes installés ici. Trois mois plus tard, nous avons organisé notre première exposition, avec des artistes comme David Jamin (peinture) et les frères Dagbert (musique). Nous avons eu, très vite, beaucoup de monde. »
L'espace dédié aux artistes s'est ensuite agrandi, jusqu'à constituer un village. Pourquoi avoir quand même gardé la dénomination « Cour d'Artistes » ?
« Je suis attaché au mot "cour", qui fait référence à plein de choses : cour des miracles, cour des nobles, côté cour au théâtre... Il rappelle aussi qu'au début nous recevions les artistes dans la cour, dans de petits chapiteaux, et autour de la cour, dans les dépendances de la maison.
Cela n'a pas perdu son sens, même si en effet des travaux ont permis de rendre accessible le jardin derrière les dépendances et d'y installer des chalets d'exposition. »
La Cour d'Artistes constitue un investissement personnel et financier important de votre part. Qu'y gagnez-vous ?
« Je n'y gagne rien sur le plan pécuniaire : je ne prélève pas de commission sur les ventes, je ne fais pas payer de loyer. Je demande juste une cotisation annuelle d'un euro symbolique. Je vis par contre une véritable aventure humaine. Je n'aurais jamais pu connaître aussi bien un tel nombre d'artistes si je ne les avais pas accueillis à la Cour. Je les vois aussi se rencontrer, nouer des liens, construire des projets, bâtir des solidarités.
»
Cinq ans et cinquante expositions, sans parler en outre de celles qui ont eu lieu aux 4B, à l'espace Monoprix, au Village d'été ou encore à Blériot lors du centenaire de la première traversée du détroit en avion... La Cour ne risque-t-elle pas de tomber en panne d'ambitions ?
« Nous avons au contraire de plus en plus de contacts, sur le littoral, à Lille et même en Angleterre. Nous venons également d'inaugurer la Cour mobile qui, dotée de deux véhicules et de deux chapiteaux, rend désormais possibles de petites expositions ambulantes. La Cour existe pour les artistes, grâce aux artistes. Tant qu'ils continueront à en être, non pas les consommateurs, mais les acteurs, il n'y a pas de raison qu'elle s'arrête.
» • PROPOS RECUEILLISPAR SYLVAIN FONTAINE (CLP)
La Cour d'Artistes, 294, Grande-Rue-du-Petit-Courgain, est une structure de type ADDIL (Association pour le développement durable par l'initiative locale).
Elle est soutenue par de nombreux partenaires publics et privés.
Contact : www.courdartistes.comou 06 60 84 63 63.
Les rédactions de La Voix du Nord la Voix du Nord
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L'association fêtait ce week-end son cinquième anniversaire
La Cour d'Artistes, révélateur de talents
mardi 07.12.2010, 06:00
Les visiteurs ont pu découvrir peintures et sculptures des artistes locaux tout le week-end.
Bien que le temps n'ait pas été de la partie, la Cour d'Artistes a fêté son cinquième anniversaire ce week-end. Une exposition qui a rassemblé vingt deux artistes et a permis à Didier Maréchal, son président, de tirer un bilan de ces cinq premières années d'existence.

Cinq années d'expositions au coeur du quartier du Petit Courgain auront suffi à donner à la Cour d'Artistes sa renommée sur le Calaisis. Il manquait en effet une structure capable d'accueillir et d'aider les artistes locaux en devenir. Didier Maréchal, au moment d'acquérir sa maison Grande rue du Petit Courgain, a de suite eu envie de pallier à cette absence en transformant son bien en « hameau d'artistes ». Il consacre alors une partie des dépendances de sa cour pavée en salles capables d'accueillir des oeuvres à la fois à plat, et d'autres en relief, d'envergure plus ou moins grande.
La Cour a de suite trouvé un public intéressé puisque, depuis sa création en 2006, plus de deux cents artistes y ont adhéré. Un chiffre assez important qui s'explique par l'ouverture du lieu, tant au niveau des formes d'art -sculpture, peinture, photographie, modélisme...- qu'au niveau des origines. Les artistes adhérents ne sont, en effet, pas uniquement du Calaisis, certains viennent de bien plus loin, du département du Nord ou encore de Corse, de Metz ou de Rennes. Des artistes ayant déménagé vers d'autres régions n'hésitent d'ailleurs pas à revenir le temps d'une exposition par simple plaisir.
Les artistes suivis de bout en bout
Car, oui, la vocation de l'association reste l'échange entre les artistes. Cinq ans après l'ouverture, la convivialité est toujours de mise. Le noyau dur du départ s'est étoffé, des jeunes ont intégré la Cour, ce qui a permis aux vieux briscards de jouer en quelque sorte le rôle de "mentors", n'hésitant pas à conseiller les novices. « Quand un nouvel artiste arrive, il n'est pas de suite jeté aux lions, explique Didier Maréchal, les autres artistes l'accompagnent dans ses démarches, le conseillent pour ses premières expositions. » Car c'est bien cet aspect qui a fait la réputation du lieu : les artistes qui s'expriment au travers de leurs oeuvres sont suivis de bout en bout. Le président n'hésite pas, non plus, à les bousculer un peu. « Ils n'ont pas forcément conscience de leur talent, il faut les pousser à montrer ce qu'ils font, c'est nécessaire pour que leur art prenne vie. » Et les artistes ne sont pas les seuls à s'intéresser à la Cour d'Artistes, les partenariats se multiplient également au fur et à mesure que les années passent. Ce travail en réseau multiplie les chances d'exposer en extérieur ou de diffuser les techniques propres aux artistes. À Calais, la fédération régionale de conservation du patrimoine maritime ou encore le musée des Beaux-Arts, et les maisons de retraite ont ainsi pu participer à des activités pratiques en compagnie des adhérents. Ce week-end, à l'occasion de son anniversaire, la structure a également reçu un chèque d'une valeur de 10 000 euros des mains de Jean-Pierre Grare, l'administrateur en charge de la responsabilité sociale des entreprises. La somme a, entre autres, servi au financement du camion vitrine, qui permettra à la structure d'exporter ses expositions sur la région dans les mois à venir.
Margaud DÉCLEMY Nord Littoral
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Exposition sur camion
La Cour d'Artistes s'exporte
Les artistes s'attelaient hier à monter le chapiteau annexe au camion.
La Cour d'Artistes vient de se doter d'un nouvel outil, un camion-vitrine qui va servir d'espace d'exposition à l'avenir. Sorte de « papamobile » ramenée de Saumur il y a quelques semaines, son but est d'exporter le principe de la Cour d'Artistes dans les villes alentour.
Une fois le plateau déplié et les deux chapiteaux installés, ce sont en effet près de 150 mètres carrés qui peuvent accueillir les oeuvres des adhérents.
Une première étape au projet « utopique » de cour mobile souhaité depuis les débuts par le président Didier Maréchal. « J'aimerais créer une route des artistes, un peu sur le même principe qu'une route des estaminets. On formerait un réseau avec des talents locaux qui le souhaitent. » Les campagnes ardrésienne et audruicquoise sont les premières visées par ce projet d'exportation, mais la cour ne s'arrête pas là. Elle songe à s'implanter dans des lieux improbables, en restructuration, pour susciter l'envie chez les non-initiés, et ceux qui n'ont pas les moyens de se déplacer Grande rue du Petit Courgain.
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Samedi et dimanche prochains
La Cour d'artistes fête ses cinq ans
lundi 29.11.2010, 06:00
Didier Maréchal, le fondateur de la Cour d'artistes.
La Cour d'artistes va souffler ses cinq bougies le week-end prochain. Ce lieu unique à Calais, situé au petit Courgain, accueille tout artiste, qui souhaite exposer ses oeuvres.
Au programme de la fête : vernissage et annonce des projets du fondateur, Didier Maréchal.

« C'est une grande aventure humaine. On a fait le pari de travailler en collectif pour des artistes qui ont l'habitude de travailler dans leur coin. On veut sortir l'artiste de son isolement », explique le fondateur de la Cour d'artistes, Didier Maréchal, qui fait le bilan de cinq ans d'existence.
A la Cour d'artistes, toute forme d'art a sa place : peinture, sculpture, photo... Au fil des ans, cet espace a gagné en notoriété. Aujourd'hui, son fondateur dit recevoir entre dix et quinze demandes par mois. Pour sélectionner les exposants, Didier Maréchal demande à l'artiste de lui expliquer pourquoi il crée. « Si c'est pour créer son style, sa technique, s'il veut devenir professionnel... On le sélectionne sur son envie aussi. » Exposer à la Cour d'artistes ne coûte rien à l'exposant. Il peut aussi y vendre ses oeuvres. « On ne prend pas de commissions. On n'est pas une galerie, c'est un autre métier. » Ce lieu peut servir de tremplin. C'est le cas du sculpteur calaisien Sacha Fasquel, qui expose actuellement au prestigieux salon "Art en Capital", à Paris, jusqu'au 28 novembre (voir l'édition de Nord Littoral du jeudi 25 novembre). « Il y a beaucoup d'artistes qui ne percent pas, parce qu'ils n'ont pas de réseau. Si la Cour d'artistes peut leur mettre le pied à l'étrier, tant mieux », se réjouit Didier Maréchal.
En cinq ans, ce lieu a reçu 200 artistes sur 50 expositions. « On est parti avec rien. » Et de revenir sur le coup de foudre qu'il a eu pour cette maison. « Avec mon épouse, on cherchait un lieu pour exposer des oeuvres et un appartement au-dessus. On a craqué pour la cour pavée, les dépendances et le jardin », se souvient-t-il.
Parmi ses meilleurs souvenirs, il y a bien sûr la première exposition. « Il faisait - 6°C dehors. A la fin, avec les exposants, on est allé dans la cuisine où on a chanté et dansé pour se réchauffer. » Samedi 4 décembre, pour fêter les cinq ans de la Cour d'artistes, Didier Maréchal organise un vernissage. Il va aussi exposer un projet phare de l'association du même nom. « On va acheter un camion-plateau, qui va nous permettre de faire expositions mobiles » , a t-il annoncé.
La Cour d'artistes a encore de belles années devant elle.
A. V.
La Cour d'artistes fête ses cinq ans 294, Grand Rue du Petit Courgain Calais Le samedi 4 et dimanche 5 décembre de 10 h à 18 h
Nord Littoral
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Sacha Fasquel et Agathe Verschaffel exposent au prestigieux salon "Art en Capital" à Paris
Deux artistes calaisiens au Grand Palais
jeudi 25.11.2010, 06:00
Nana Dentelle, en tapant dans l'oeil du jury, lui a permis de décrocher un billet pour le Grand Palais.
Le salon des artistes français "Art en Capital" s'installe aujourd'hui sous la verrière du Grand Palais. Deux artistes calaisiens, la peintre Agathe Verschaffel et le sculpteur Sacha Fasquel, ont été retenus pour y participer.
Une chance tant le salon bénéficie d'une aura particulière dans le milieu de l'Art.

« lls sont nombreux à avoir postulé mais rares sont ceux qui ont été sélectionnés. Alors, voir deux artistes de la ville partir pour la capitale, c'est assez exceptionnel » se réjouit d'entrée Didier Maréchal, le responsable de la Cour d'Artistes. Car oui, exposer au salon "Art en Capital", une référence en la matière, qui rassemble plusieurs milliers d'artistes français soigneusement sélectionnés sur dossier, est une prouesse à souligner.
Nana Dentelle en course pour un prix
« Je n'y croyais pas tellement en postulant, explique Sacha Fasquel. C'était plus histoire de voir que d'exposer, ce n'est pas dans mes habitudes de démarcher. » Pourtant sur les trois photographies envoyées, l'une d'entre elle a fait mouche auprès du jury de sélection : Nana Dentelle, une sculpture faite de ferraille récupérée ça et là, représentant une femme que l'on devine dénudée, allongée sur un lit. Car son « truc » à lui, c'est d'assembler des morceaux de métal pour leur donner corps. Il soude, coupe, sculpte à la « force de petits bras », comme il le souligne. Un travail précis dans les gestes, mais certainement pas dans l'évolution de ses oeuvres. « J'en fais souvent plusieurs à la fois, je ne suis pas un acharné de la méthode. Je commence une sculpture, et hop, j'enchaîne sur une autre avant de reprendre la première. Cela fonctionne au gré de mes envies. » Et cela ne l'empêche pas d'effectuer des oeuvres abouties, des personnages dont l'attitude corporelle se devine malgré les ellipses dans la sculpture. « Qu'il manque un bras, ou une chevelure, n'a pas d'importance, le regard et le cerveau comblent ce vide » explique Didier Maréchal. « C'est un dessin dans l'espace, un croquis dont les formes se retrouvent aisément au regard », poursuit l'artiste.
« Un gros coup de pied dans les lattes »
C'est d'ailleurs par le dessin qu'il a débuté avant de se lancer dans la sculpture. Il dessinait sur le bord de la table de la cuisine, embêtant ses parents le moment du repas venu. Puis c'est au collège que la vocation est vraiment apparue : « ma professeur d'Arts plastiques m'a clairement dit qu'il valait mieux que je me lance dans une carrière artistique, un peu pour mon talent mais surtout parce que je ne voulais rien faire. » Le jeune homme a donc suivi quelques années de formation aux Beaux Arts de Tourcoing, avant de se lancer dans une « galère », car vivre de son art n'est pas évident. Il s'est donc essayé à l'enseignement, « un gros coup de pied dans les lattes », il n'a pas tenu ne se trouvant pas à sa place. Ses années de chômage lui ont permis de rencontrer les bonnes personnes, celles qui lui ont mis « le pied à l'étrier » pour ses premières expositions avant qu'il n'intègre la Cour d'Artistes il y a quatre années, pour ne plus la quitter, « je fais partie des meubles maintenant. » La structure l'accompagne, le pousse parfois même dans ses démarches, car Sacha Fasquel est un introverti inguérissable, peu sûr de son talent qui pourtant est bel et bien réel, en atteste son billet pour le Grand Palais.
Cette exposition, justement, représente une belle opportunité pour l'artiste, qui malgré tout angoisse à l'idée d'aller dans la "grande ville ". « Il va y avoir plein de monde, je vais littéralement être paumé parmi tous ces artistes . » Lui qui aime la solitude de son atelier va devoir se faire violence pour réussir à effacer sa timidité. « Je ne sais pas si je vais savoir rester tout le temps dans le lieu d'exposition au beau milieu d'une foule d'inconnus, mais c'est un passage obligatoire pour la suite.
» La suite, justement, c'est le salon qui la déterminera. L'artiste espère pouvoir trouver de potentiels acquéreurs à ses sculptures, et pourquoi pas des lieux d'exposition, hors les frontières du Nord-Pas-de-Calais, « histoire d'aller me traîner ailleurs. » Margaud DÉCLEMY
Nord Littoral
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Le sculpteur Sacha Fasquel participe au salon des artistes au Grand Palais
lundi 22.11.2010, 05:05 - La Voix du Nord
Sacha Fasquel et sa «Nana dentelle» montent à Paris.
| LEVISAGE DE L'ACTUALITÉ |
Cette semaine se tient à Paris, dans le cadre prestigieux du Grand Palais, le Salon des artistes français. Deux artistes calaisiens ont la chance d'y participer : la peintre Agathe Verschaffel et le sculpteur Sacha Fasquel.
PAR BRUNO MALLET
calais@lavoixdunord.fr PHOTO JEAN-PIERRE BRUNET
Sans doute n'avez-vous jamais rencontré Sacha Fasquel. Mais vous avez déjà croisé l'une ou l'autre de ses sculptures, l'un de ses personnages en ferraille, réduits à l'état de carcasses, de squelettes, à la fois « morbides et sensuelles. » « Je suis un sauvage », dit Sacha Fasquel. Un homme de peu de mots, un solitaire, qui tord, soude et crée ses amis de ferraille dans le silence et la solitude. Cette semaine, cet homme sera pourtant plongé en milieu hostile : la frénésie parisienne, les ors du Grand Palais, et la fourmilière du salon des artistes français, grand messe annuelle où se pressent les artistes de l'Hexagone, ceux qui ne sont pas encore reconnus à leur juste valeur, les pas encore connus mais qui assurément, gagneraient à l'être. Car n'importe qui ne peut prétendre y exposer : « Il y a une sélection. J'ai postulé et j'ai été retenu », dit simplement Sacha Fasquel. Il a envoyé les photos de trois de ses sculptures : elles ont tapé dans l'oeil des organisateurs du Salon.
Métal et dentelle
Hier, Sacha est ainsi parti vers la capitale, accompagné par sa Nana dentelle. C'est la sculpture d'une belle, assise, lascive, mariage heureux de métal et de dentelle. C'est elle qui sera exposée, qui servira à Paris de carte de visite à Sacha Fasquel. « Dans ce salon, il y a de nombreux professionnels. Des gens qui tiennent des galeries, qui organisent des expos. Des mécènes, aussi », dit Sacha Fasquel. Bref, beaucoup de beau monde à rencontrer, des chances à saisir, des portes à ouvrir. « Je ne sais pas vraiment faire,sourit Sacha. Moi, je préfère qu'on me rencontre par hasard. Et je suis toujours surpris quand quelqu'un s'intéresse à une de mes sculptures. Encore plus quand on me l'achète ! » On comprend bien que Sacha Fasquel va à Paris presque à reculons... « C'est un mal pour un bien, peut-être », dit-il. Le « bien », ce serait maintenant de pouvoir passer à un stade supérieur, et de vendre ses oeuvres à une plus grande échelle. Depuis longtemps, Sacha Fasquel bénéficie du soutien de la Cour d'artistes. La structure associative créée il y a cinq ans par Didier Maréchal est utile, jusqu'à un certain point : « Nous permettons à des artistes comme Sacha d'épanouir leur art, de prendre confiance en eux, de se faire connaître dans la région, explique Didier Maréchal. Mais la Cour d'artistes n'a ni la vocation, ni les moyens de les faire passer au stade supérieur. » A savoir d'exposer dans des galeries nationales ou internationales. Sacha Fasquel ajoute : « Grâce à la Cour d'artistes, j'ai pu me libérer, prendre confiance en moi », précise le sculpteur. Qui peut légitimement espérer franchir un cap, à l'occasion du salon parisien.
Et s'il aura sans doute du mal à parler de son art à ses visiteurs, il compte sur sa Nana Dentelle pour parler à sa place. Et cela tombe bien, elle a beaucoup à dire. •
Salon des artistes français, du 24 au 28 novembre au Grand Palais de Paris, de 11 h à 19 h 30. Nocturnes mercredi et jeudi jusqu'à 22 h 30.
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